PERIGUEUX – Cathédrale Saint-Front – 06/08/18 – 27/08/18

DATES :  06/08/18 – 27/08/18

COMMUNAUTE :

NATIONALITES :

La cathédrale Saint-Front est une cathédrale catholique romaine, siège du diocèse de Périgueux et Sarlat. Située dans le centre-ville de Périgueux, elle est classée monument historique depuis 1840 et au Patrimoine mondial en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Remontant dans ses premiers jours aux ive et ve siècles, l’édifice fut d’abord une église, puis une abbaye avant de prendre le titre de cathédrale au xvie siècle, à la suite du sac par les Huguenots de l’ancien siège épiscopal, l’église Saint-Étienne-de-la-Cité. Restaurée par Paul Abadie durant la seconde moitié du xixe siècle, la cathédrale Saint-Front a, comme la basilique Saint-Marc de Venise, son plan en forme de croix grecque et ses cinq coupoles sur pendentifs qui rappellent la structure de l’église des Saints-Apôtres de Constantinople. L’édifice, d’abord église abbatiale, a pris le nom de celui qui fut, selon la légende, le premier évêque de Périgueux : saint Front.

Une première église s’implanta sur le flanc d’une colline dans l’actuelle ville de Périgueux. Sa construction commença entre 500 et 5363.Les invasions normandes qui se déroulèrent dans le Périgord au ixe siècle, détruisirent l’église en l’an 8453, laissant seulement la plus ancienne partie, découverte par les fidèles au  xvie siècle, du double édifice situé dans la cathédrale. En 976, l’évêque Frotaire fit construire l’abbaye de Saint-Front, peut-être fédérée par l’ordre des Bénédictins, sur l’emplacement de l’ancienne église. Elle fut consacrée en 1047note 1,6,7. Le chœur était voûté et abritait le tombeau de saint Front sculpté en 1077 par Guinanond, moine de l’abbaye de la Chaise-Dieu. Ce tombeau était décoré de nombreuses pierres précieuses et de sculptures, notamment d’un ange peint avec un nimbe réalisé dans des éléments de verre, maintenant conservé au musée du Périgord.Au xie siècle, l’église abbatiale fut agrandie par l’apparition d’une église à coupoles, afin d’accueillir plus de pèlerins, notamment ceux se dirigeant vers Compostelle. Ces deux édifices attachés partageaient seulement l’autel. En effet, l’ancienne église avait son chœur à l’est et la nouvelle à l’ouest. L’église à coupoles avait à l’est un escalier qui permettait d’accéder à la plus vieille depuis les berges de l’Isle3. Un incendie se produisit en 11209,10, au temps de l’évêque Guillaume d’Auberoche, ravageant le bourg et l’abbatiale. La construction de l’église à coupoles fut terminée entre 1160 et 117011. L’église à coupoles fut prolongée à l’est, en 1337, par une chapelle dédiée à saint Antoine5 et non par une abside de style gothique comme cela était initialement prévu. Cette chapelle fut dotée par le cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord et desservie par des chapelains autonomes. « Il y avait dans ladite église plusieurs sépulcres de chevaliers, cardinaux et évêques, élevés en pierre, et de très excellents ouvrages qui furent rompus, de sorte que l’on n’y en voit aucune marque ni apparence […] ; les tapisseries, fort riches et d’antiquité mémorable, furent volées, ainsi que les vaisseaux sacrés […]. » « Livre rouge » des archives municipales, vers 158312. En 1525, elle fut de nouveau agrandie par la construction d’une église paroissiale nommée Saint-Jean-Baptiste puis Sainte-Anne au nord-est, emplacement actuel de la chapelle de la Vierge. En 1575, les huguenots pillèrent la future cathédrale en détruisant une grande partie du mobilier et en volant les reliques de saint Front13, qui furent emportées et jetées dans la Dordogne.

Site Internet : http://www.tourisme-perigueux.fr/en/our-secrets/the-cathedral

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